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15/03/2006

Ajax: Le talon d'Achille de Microsoft

 

Comment  Google renverse Microsoft

 

La recette : Prenez un ordinateur, ajoutez une couche de système d’exploitation, puis une couche de Firefox, le butineur libre.  Vous avez maintenant le sésame pour l’univers Google, toutes vos applications tournent sur la combinaison des gigantesques serveurs de la maison et de Firefox.

 

Microsoft, Windows, Office, Internet Explorer disparaissent du tableau.

 

Vœu pieu  -- ou impie, me direz vous, simple question d’allégeance.

 

C’est lui ou moi : Pour Google, c’est une question de survie, un cri de guerre. Survie ? Mais Google est prospère, les coffres débordent, la part du marché des moteurs de recherche continue de croitre, où est la menace ? A Wall Street et à Redmond. Les investisseurs se demandent jusqu’où les bénéfices de Google vont croître et la réponse dépend grandement de ce que Microsoft fera ou ne fera pas pour reprendre en main l’empire Google. D’où, en retour, la nécessité pour Google de combattre Microsoft sur tous les fronts, présents et futurs.

 

La méthode Microsoft : Depuis l’apparition de Windows en 1983, la devise stratégique de Microsoft est simple : pas une fissure dans la muraille composée de Windows et de ses applications, Office en particulier. On a vu à la fin des années 90 comment Microsoft combinait, c’est le mot, Windows et Internet Explorer pour faire pièce à Netscape. Moins visible, mais tout aussi réels, il y a les artifices des contrats de licence de Windows avec les constructeurs de PC : encore aujourd’hui, aucun Dell, Lenovo ou HP ne se hasarde à mettre en usine à la fois Windows et Linux sur le disque dur. Et ce n’est pas parce que Linux est mauvais, ou cher. Constructeur sous licence, vous pouvez vendre une machine avec Linux en première monte, mais pas question alors de charger aussi Windows. Et, sans Windows, à moins de faire partie de la petite tribu qui installe Windows en deuxième monte, pas d’accès aux applications du quotidien fournies par Office. Certes, on voit ici et là des essais d’utilisations d’applications bureautiques sur Linux, les fonctions s’améliorent, nous y reviendrons, Apple progresse aussi, mais le marché reste dominé par Windows + Office.

 

La méthode Google : Que vient faire un moteur de recherche dans ce dominion ? Google est indifférent à ces débats, n’importe quelle combinaison de butineur et système d’exploitation accède au moteur de recherche. Exact mais à côté. Google n’est pas, ou plus un moteur de recherche. Google est un moteur de profits et se livre aux activités dont une liste partielle suit :

 

Google Mail : courriel astucieux et gratuit

Orkut : discret (c'est-à-dire sans grand succès) site de réseaux de relations (social networking, social ne voulant pas dire social mais en société)

Froogle : achats sur la Toile et aussi en magasin, autrefois catalogue de catalogues, efficace grâce à quelques détails bien tournés,

Google Local : recherche près de chez moi,

Google Maps : cartes

Google Earth : la Terre et, depuis peu, Google Mars, images émouvantes

Images, Nouvelles en plusieurs langues, Groupes de discussion,

Picasa : charmant logiciel de catalogue et de traitement de photos

Desktop : pour passer votre disque dur au peigne fin

Blogger : vous avez deviné

Talk : téléphonie par Internet

Chat : babillard

 

Pour une liste plus complète, mais pas vraiment exhaustive, voyez :

 

http://www.google.com/intl/en/options/ ou, en français : http://www.google.fr/intl/fr/options/ qui est plus succint.

 

Des demi-succès comme Orkut sont absents et des services annoncés comme Google Pages, un service de pages Web personnelles, ne sont pas encore accessibles ; un autre, Google Base, petites annonces, est disponible mais dans l'ombre. N’oublions pas les rumeurs crédibles d’un service de paiement, plus ou moins concurrent de l’excellent PayPal d’eBay, d’un service de stockage de vos fichiers, GDrive.  On parle aussi de téléphones mobiles et même d’un PC Google, rumeur que je crois infondée mais dont l’origine est sûrement dans le recette exposée au début de cette chronique.

 

Un autre bout de l’oreille : Ce week-end, nous apprenons que Google acquiert Writely, un logiciel de traitement de texte en ligne.  Par en ligne j'entends qu'il fonctionne à peu près comme Word mais depuis un serveur dans mon butineur Firefox.  En fait, je commence cette chronique sur mon portable avec Word et, ensuite, je télécharge le fichier sur Writely et je vous écris maintenant de chez Google.

En novembre 2005, pour préparer un papier sur le future du Web pour mes partenaires d'Allegis Capital,  je donne "word processor" et "Ajax" comme argument de recherche à Google.  Writely sort comme un des traitements de texte en ligne disponibles à côté de WriteBoard et Zoho.  Curieux, j'ouvre un compte (gratuit) chez Writely; je trouve le produit sympathique et révélateur.  Sympathique car vif, bien fini pour une version "bêta", préliminaire et révélateur car dévoilant l’avenir, la possibilité pour ce type d’application de supplanter les programmes “locaux”.  Writely, mieux que Word, traite le document est en ligne, ce dernier est donc partageable, il permet le travail en équipe, à distance.  De plus, je peux l'envoyer automagiquement à un blog, je viens d'en faire l'essai réussi sur le site Blogger de Google.  Notons que Writely n'est pas "fermé" et offre les outils nécessaires à la connexion à d'autres serveurs.  (Je ne sais pas encore comment faire pour 20 Minutes…)

 

Applications à la page : Nous approchons du gros mot de l'histoire: Ajax pour Asynchronous Javascript and XML, dans l'efficace et parfois poétique novlangue de mes amis américains.  Ajax est une série de techniques de programmation pour créer des pages Web plus rapides, plus agiles – d’où leur intérêt pour simuler, concurrencer des applications “locales”.

 

[Les lecteurs normaux peuvent cliquer ici pour sauter ce qui suit.]

 

Souvenons-nous des premières pages Web, ou de celles devant lesquelles nous languissons tous les jours pendant qu'elles se refont une beauté, pendant qu'elles se mettent à jour.  Lenteur de la connexion ?  De moins en moins.  Serveur constipé ?  Ce n'est pas rare et j'espère bien financer un entrepreneur indien qui présente des idées techniques séduisantes pour le diagnostic et l’accélération du transit des applications.
Mais, trop souvent, il s'agit de pages à l'ancienne.  Expliquons-nous.  Un page Web est un programme, une suite d'instructions données à un organe logiciel de notre machine par le serveur.  Cet organe écrit sur notre écran suivant les instructions reçues.  Le principe est simple, c'est ce que Tim Berners-Lee a inventé au CERN à Genève en 1989, voyez le modeste et élégant http://www.w3.org/People/Berners-Lee/.   Le serveur envoie une description de la page à afficher dans un langage appelé HTML (Hypertext Markup Language, langage de description de pages en hypertexte.  Ce dernier terme décrit des éléments de texte permettant de sauter d’une page à une autre, pour définir un terme, par exemple : hypertexte.)  Ma machine est équipée d'un interprète pour ce langage, c'est notre butineur, notre browser.  Le serveur dit : utilisez la police Garamond Light Condensed ITC, taille 12, bleu horizon, fond blanc, commencez en haut de la page, centrez le texte, affichez Bonjour, fin des instructions.  Vous voyez l’idée, simple.  Et simple aussi la machine logique capable d’interpréter ces ordres en pages sur l’écran.

Malheureusement, pour faire des pages agréables, lisez vendeuses, couleur, animation, son... le langage et le butineur sont devenus de plus en plus compliqués.  Amusez-vous, si c’est le mot qui convient, examinez le code “source” de la page HTML que vous avez sous les yeux.  Control-U sur Firefox, Éditer avec Notepad dans le menu Fichiers d’Internet Explorer.  Instructions longues et compliquées (pensons aux animations, au son, à la vidéo) pour un butineur devenu lui-même grassouillet et byzantin, le résultat est à la fois lourd et miraculeux, au sens où c’est un miracle que l’usine à gaz n’explose que rarement.  Tout cela tenanciers de sites Web et leurs exécuteurs de hautes et basses œuvres le savent depuis longtemps.  Au fil d’une meilleure compréhension des problèmes, du raffinement des outils, HTML évolue, on dit maintenant DHTML, D pour dynamique, pour des pages plus vives.  HTML, reconçu, devient XML, plus verbeux mais plus propre.

 

 

Pour les besoins de la markitecture on baptise cette nouvelle mouture Ajax, le présent et l’avenir de la construction de pages Web agiles au point de faire croire que le programme est “local”.  Les amateurs pourront injecter AJAX et DHTML dans leur moteur de recherche favori et rentrer dans les détails que j'omets ou déforme.

 

[Retour des lecteurs normaux.]


En 1996, Marc Andreesen, le co-fondateur de Netscape affirme que le système d'exploitation est caduc, le butineur devient l'OS, l'Operating System.  C'est perçu comme un discours commercial, glissant commodément sur les problèmes techniques.  A l’époque, nombreux sont ceux qui lèvent les yeux au ciel -- j'en suis.

En 2006, les machines sont plus rapides, les mémoires immenses (on peut y cacher, mettre en réserve des éléments en prévision d’un accès ultérieur, le temps de connexion est alors nul), les idées plus claires, les techniques de programmation comme Ajax sont au point. Google est en mesure de réaliser la prophétie de Marc Andreesen.

 

Les recettes de Google :  Combinez un butineur et les programmes agiles servis par Google et votre univers d'applications est complet : de la bureautique au commerce en ligne, de la musique et la vidéo à la sauvegarde de vos fichiers alors accessibles de tout endroit de la planète, avec ou sans fil.  Finies les pénibles mises à jour des applications de nos machines, elles résident et sont bichonnées dans le serveur.

 

C’est beau mais il nous faut maintenant parler d’argent.

 

Aujourd'hui, nous payons Microsoft pour Windows, et les applications d’Office.  Et nous sommes en passe d’être soumis au racket de déverminage des virus et autres espions résultant des bogues du même Microsoft.  Il s’agit de Windows OneCare, un bon produit, chargé de capter les revenus de Norton Anti-Virus, SpySweeper et autres logiciels de défense de nos machines.

 

Demain, Google nous sert un bouquet de programmes, comme la télévision par câble.  Il y a les services gratuits, financés par la publicité, et d'autres payants car les clients perçoivent une valeur supérieure au prix proposé.

Quelques détails supplémentaires.  Considérons Outlook, le logiciel de courriel, calendrier, carnet d'adresses de Microsoft.  Je l'utilise en mode en ligne strict, je n'ai accès à mes données que si je suis connecté au serveur.  Ou bien je travaille en mode cache, je dispose alors d'une copie de toutes mes données, messages, calendrier, etc. sur le disque de ma machine.  Alors, même déconnecté, je réponds à mes messages, organise des rendez-vous.  Quand je me reconnecte, le copie locale et la copie sur le serveur sont comparées et mises à jour, synchronisées.  La beauté d'Outlook, si je puis dire, et du serveur Exchange réside dans la gestion délicate d'une ménage à trois : mon ordinateur portable, le serveur, et la machine de mon assistante qui a délégation, accès à mon courrier, mon calendrier et mon carnet d'adresses avec la permission de les modifier, voire de répondre en mon nom.  Plus joli encore, mon vadémécum numérique, Palm, Blackberry, Windows Mobile, va aussi être synchronisé.  Je suis à Paris et mon assistante à Palo Alto, elle modifie un rendez-vous, je le vois en direct sur mon Blackberry, je réponds à un message à l'aide de ce même baladeur, une copie de ma réponse est déposée dans le dossier Envois de mon portable et de mon assistante.  (Tous les bons serveurs et logiciels de courrier/calendrier IMAP offrent les services que je viens de décrire.)

Résumons maintenant le programme de programmes de Google : Tout.  Et pour commencer, un ensemble de services de bureautique, courrier, calendrier, adresses, traitement de texte, tableurs…, avec nos fichiers (GDrive) gérés par leurs serveurs avec une cache dans notre machine pour nous permettre de travailler déconnecté: dans l'avion, enfin pas sur Lufthansa qui "offre" une connexion Internet en vol, dans le désert, hors d'atteinte de WiFi, WiMax, Edge, GPRS et autres HSPDA.  (Pour les technoïdes, Google devra aussi fournir une copie locale des applications, c’est une faiblesse peut-être importante de l’idée, nous en reparlerons dans la prochaine chronique.)

 

Bien sûr, il restera toujours des applications (Photoshop, la CAO…) où il sera préférable de travailler exclusivement en mode local.  Google se contentera alors de vendre un service de sauvegarde des données.
Jetez un coup d'œil sur Google Pack pour entrevoir l'avenir que je décris ici.  Et notez, si vous l'essayez, la qualité du logiciel de téléchargement et installation des modules, y compris le butineur Firefox.
Justement, pour finir le tableau, Firefox.  Ce browser fonctionne correctement sur (on disait autrefois sous) Windows, MacOS X (voyez l'édition spéciale Camino) et Linux. Je vais donc chez Fry's, le marchand d'électronique de référence dans la Vallée, le ministère de la défonce, j'achète un PC tout nu, sans Windows.  Je me connecte sur elucis.com et achète pour 5 piastres le DVD de Linux/Knoppix.  Pour ce prix là, inutile de télécharger, Knoppix arrive par la poste le lendemain (l'entreprise est locale et serviable), j'installe Firefox et je suis prêt pour Google.  Vous voyez l'idée.  Pour ce qui est du calendrier, c'est une autre affaire.

La beauté de la situation est qu'elle est claire, sans doute inévitable et qu'elle ne nécessite pas une attaque frontale contre Microsoft, le virus Firefox suffit.  En effet, les applications de Google tournant sur le serveur et avec Firefox, tout PC ou Mac peut être contaminé, le virus Firefox n’a pas besoin de modifier son hôte.  Google a les moyens de maintenir la gratuité de Firefox (je simplifie car Google n’est pas propriétaire de Mozilla/Firefox) et Microsoft n'a plus la possibilité d'en empêcher l'implantation en manipulant les standards d'échange de données comme par le passé.  Nous verrons certainement des tentatives avec l'arrivée d’Office Version 12 cette année, "tout en standard XML", avec peut-être, ici et là des améliorations, des extensions maison.

Microsoft, bien entendu, ne reste pas les bras croisés.  Rendez-vous dans une prochaine chronique pour essayer d'analyser ou deviner la réponse de Microsoft.

17:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

Commentaires

On entend plus parler des bugs de Windows que des problemes de Google =)

Mais bon Bill Gates a tellement pris de l'avance que plus rien ne l'effraye ....

Vive Linux !!!

Écrit par : t0uf1k | 17/03/2006

dommage pour le PC Google... le pc à 100 balles c'était une idée sympa :-)

enfin, c'est toujours un plaisir de te lire Jean Louis
merci

Écrit par : LTH | 19/03/2006

Je suis assez d'accord dans l'ensemble,
mais nos données ne risquent elles pas d'êtres utilisées à des fins "inavouables" par google ?

Écrit par : gigigan | 23/03/2006

Belle description de Google.

Je trouve pourtant assez étonnant votre (apparente?) extase sur cette entreprise : après plus de 30 ans d'émancipation de la puissance informatique vers l'individu (auquel vous avez formidablement contribué autant chez Apple qu'avec Be), Google représente quand même un formidable retour (en arrière ?) au bon vieux systèmes centralisés Mainframes.

Ces solutions semblent toujours assez sexys au premier abord mais ne restreignent-elles pas le pouvoir d'innovation des utilisateurs en remettant le contrôle dans un acteur unique ?

L'accès pervasif, la gestion souple et le partage de ces à ces applis/data peut très bien exister dans un mode local (cf. P2P, Eclipse Plugins...)

L'avenir de l'informatique est elle le retour au modèle Terminal - Mainframe ou à l'expansion du modèle d'Ordinateur Personnel vers l'ubiquité (Handtop, UMPC, Wrist PC...) ?

Est il imaginable aujourd'hui de battre Microsoft sur son propre terrain (le Personal Computer) plutôt qu'en le contournant en revenant aux vieilles recettes du Time Sharing ?

Écrit par : Julien Boyreau | 23/03/2006

Je partage totalement vos idées sure Google et Microsoft voir mon post sur ce sujet :
http://edgeminded.over-blog.com/article-1570214.html
cdt

Écrit par : Christian Jegourel | 23/03/2006

Bel et complet article.
Bravo Jean Louis.
Cela fait plaisir de vous voir sur la blogosphère.

Écrit par : Jean françois | 23/03/2006

Merci pour votre blog, il etait attendu ;-)

concernant Google, je veux bien partager votre enthousiame, mais je suis pour l'instant plutot decu par les applications Google, elles ont toutes l'air de betas vite terminees et assez peu inovantes et peu utiles finalement.

Autant Microsoft ne semble plus avoir le management capable de gerer de gros projet avec succes (i.e 5 ans pour sortir Vista et toujours hors track), autant Google ne convinc pas quant a pouvoir fournir des produits de qualite (hors moteur de recherche of course).

j'attend un troisieme larond : Apple un jour (bundle itunes/iwork/iphoto pour toute plateform) ? operateurs mobiles ?

Écrit par : damien | 24/03/2006

J'aimerais juste rajouter quelques éléments à la réflexion. Le modèle économique de Microsoft est de vendre du logiciel "par tous les moyens", les données de l'utilisateur ne les concerne pas réellement. C'est d'ailleurs pour cela que leurs formats d'enregistrement sont fermés. L'utilisateur ne peut utiliser ses données sans passer par leur logiciels. Et une fois qu'on a commencé il est bien difficile de se séparer de ses données. La stratégie de Google est surtout axée sur la transparence des données et surtout où elles sont stockés. Ne nous y trompons pas, tous les services proposés, sont gratuits pour la plupart, mais l'objectif est que les données soient stockées sur leurs serveurs. Alors comme vous le soulignez, nous gagnons cette notion de pouvoir accèder à nos données de n'importe quel endroit de la planète... mais nous n'avons finalement aucun contrôle dessus. Google les scanne, les digère, insère de la publicité dedans (envoi d'email par exemple...), Google vous proposera à terme des pubs, des liens "pertinents" par rapport à vos données.
Autant le combat pour avoir des formats de données ouverts et respectés par tous les éditeurs de logiciels (dont je suis) est en passe d'être gagné et permet la synchronisation, le partage de vos données en ligne ou avec vos collaborateurs et ceci quelque soit le logiciel utilisé, autant je suis assez interrogatif sur l'orientation de Google vis-à-vis de sa politique utilisateur. Si l'accès au service est gratuit, il faudra bien qu'ils se rémunèrent sur autre, actuellement, c'est la publicité à outrance sur les pages web et ca commence avec les emails envoyés via Gmail, qu'en sera-t-il demain?

L'ouverture des formats de données ne doit pas servir à y "insérer" des éléments extérieurs du fait de l'utilisation de service ou logiciels gratuits.

Écrit par : Guillaume | 25/03/2006

je sens que je vais revenir souvent sur ce blog!

je ne vous connaisais pas une activité journalistique mais simplement par le biais de la presse économique... et d'une émission de Capital.

Quelle vie! Espère devenir aussi riche, en termes d'expériences, que vous... (peu importe le niveau de responsabilités)

"Investir dans ses rêves ne nécessite aucun emprunt mais reste le plus profitable des investissements".

Non ?

Écrit par : gandon françois albert | 25/03/2006

Je suis aussi dans l'ensemble assez d'accord avec Jean Louis. J'irais même plus loin. À l'heure où les FAI nous promettent (fausse promesse d'ailleurs) des débits très confortables, et que les journalistes s'amusent à dire, mais à qui va servir un 20Mo, voir 100Mb sur la fibre optique, à la ménagère de moins de cinquante ?

Je pense qu'une fois qu'on aura de telles capacités, voir plus, comme aujourd'hui au Japon, on pourra de plus en plus penser à la dématérialisation des disques durs. Apple s'était lancé dans l'aventure il y a quelques années, avec le NetBooting ou un Xserveur donnait le système et les applications à 50 Imacs dépourvus de disques durs.

L'avenir : Des ordinateurs, sans disque dur, oui, une sorte de terminal, mais c'est une grande évolution et non en retour en arrière, les idées passées peuvent être remis au goût du jour et être plus innovantes que des idées complètement neuves, donc, un terminal très puissant, car la puissance sera sur le client, et une liaison permettant, en réseau ou en Wimax, Satellite, 3G... pour avoir accès à ses documents, ses applications, avec des backups permanents... Des offres de locations feront leur apparition, madame Michu aura un tout petit espace pour son courrier et ses recettes de cuisine. Un professionnel, tel qu'un vidéaste, graphiste, musicien, aura un espace presque infini. Ce type d'utilisateur pourra également louer son Photoshop, AfterEffect... en ligne, il aura les mises à jour automatiquement incluses ainsi que l'accès à des centaines de Plug-ins payants qui seront facturés sur la location de Photoshop par Adobe. Il pourra, enfin, j'espère, suspendre sa location le temps de Juillet et Août, voir payer sa location à l'h'eure d'utilisation.

Ce genre de système à tous les intérêts, puisque plus de perte, crache de disque dur, backups permanents, évolution en accès permanente des systèmes de stockage, plus de virus, puisque je ne connais pas une seule application en ASP (Application service provider) ayant des attaques virales, mises à jour permanentes des programmes enfin, pour les professionnels, locations à l'utilisation des applications, on pourrait même imaginer de facturer aux clients cette location.

Lorsque je soumettais cette vision il y a 5 ans de l'informatique, on me prenait un peu pour un fou, maintenant avec la fibre optique installée à Pau par exemple qui a une capacité de 200Mb pour les sociétés, et 100Mb pour les particuliers, vitesse proche d'un disque dur d'ancienne génération, ces possibilités deviennent de plus en plus réalistes. D'ailleurs, en suspend, c'est un peu la vision de Google qui rachète à tour de bras des petites sociétés, sans logique apparente, mais c'est certain que le dessein qui sous-tend ses rachats devient logique quand on pense à ses ordinateurs terminaux.

Écrit par : Philippe | 26/03/2006

La question de la sécurisation des données restera de ce fait une des questions les plus importantes.... Avec la tarification des services notamment.

A quelle échéance estimez vous que cette révolution sera effective en France? 5 ans ?

Écrit par : gandon françois albert | 26/03/2006

5 ans, oui, on peut le présager. En sachant qu'il y a 5 ans, on était sur les premières boucles ADSL a 512Ko/S et qu'aujourd'hui, pour un prix nettement inférieur on est sur du 20Mo/S. Le débit est capital pour ce type d'application communicante, mais aussi il faut une très bonne stabilité du signal. Je pense que la fibre optique, en dehors du très haut débit qu'elle propose, a ses qualités, ainsi que le courant porteur testé en France par Arteria, filiale d'EDF. Donc, on peut présager, effectivement, 5 à 7 ans pour les premières applications. Donc, disons demain dans le monde de l'informatique.

Pour la sécurisation des données, effectivement, c'est le point sensible. Je crains peu l'attaque des serveurs de données, enfin, je pense que si une société, une organisation type l'ICAM ou le W3C, met en place ce type de serveurs, ils seront plus protégés que tout ce que je peux faire, chez moi, avec mes faibles moyens. Par contre, c'est les transferts des données qui risquent d'être chaud, il faudrait effectivement des connexions critères, avec pourquoi pas des puces dans nos chers ordinateurs qui s'occupent de cette tâche, qui deviendrait aussi indispensable que la carte graphique par exemple.

Pour la tarification, je pense que les sociétés éditrices de logiciels comprendront leurs intérêts. Le manque à gagner dû au piratage informatique sera réduit, donc plus de profit pour leurs produits, sous condition que l'abonnement à de telles applications reste abordable. Même si le coût d'une telle infrastructure sera énorme dans un premier temps, c'est les sociétés qui seront les premiers clients (fortunés) à utiliser ce type de service.

Écrit par : Philippe | 26/03/2006

Bravo pour ce blog.
Modestement je voudrais dire que j'adhère totalement aux propos de Phillipe, et que j'attends avec impatience qu'un opérateur m'offre un acces 3G permanent à mon serveur personnel (un mac qui sert en permnanece chez moi) depuis mon célulaire.
Il est tout à fait exact que Google nous fait patienter en attendant l'avénement de ce qui sera vraiment la révolution informatique personnel, l'ultime hub de ce bon Steeves Jobs! J'adhère totalement à Google et à Apple, ils réalisent mes rêves...

J'aimerais rajouter deux choses:
Vous ne parler pas de Google Video ni de Google Music Search, qui pourraient bien offrir avant iTunes Music Store une platte-forme "indépendante" de vente aux indépendants, et en France plus vite qu'ailleurs si l'iTMS français venait à fermer (et au Brésil aussi sans doute où il n'y en a pas).
Enfin, et toujours dans mon rayon (la musique) je tiens à dire que grâce à Google Adsence, il y a maintenant des webmasters motivés pour faire des sites aux musiciens (fauchés), car ils en tireront quelques clics rémunérés. Ils ont relancé quelques indépendants, de-ci de-là, grâce à leur service de propagande publicitaire ciblée qui valorise, déjà et à longue échéance encore, un travaille de divulgation et d'archivage numérique (indexable bien-sûr :)
... et vive les meta données!
et vive l'égalité du click dans le monde globalement liberal mais indexé!

ps: j'attends aussi avec impatience la location d'Application à l'heure!!!! ça va révolutionner bien des choses... un peu plus d'ouverture du marché à la concurrence et au télé-travail ...?!? ça me semblerait plus juste

Écrit par : Hubert Souchaud | 26/03/2006

Bonjour
Trés pertinent
A bientôt

Écrit par : Jean-Francois BAU | 26/03/2006

“L’apparition de Windows en 1983”, est-ce une faute de frappe ou est-ce que j’ai raté une étape ?

Écrit par : Olivier | 27/03/2006

Bonjour
J'assure la chronique "Blogs à part" sur France inter (du lundi au vendredi à 06 h 24) et j'ai été très intéressé par votre chronique sur l'automobile hybride. Aussi, aimerais-je y revenir dans le cadre d'une de mes interventions à la radio. Seriez vous d'accord pour une interview téléphonique (à une heure compatible avec votre emploi du temps et notrre éloignement)?
Dans tous les cas, merci de me répondre par mail en indiquant, le cas échéant, un numéro de téléphone où vous joindre.
Merci d'avance, bon blog et à très bientôt -du moins je l'espère.
AB

Écrit par : Alexandre Boussageon | 28/03/2006

Bonjour,

Comme dans libé d'antant, je comprends un mot sur douze, mais c'est toujours un plaisir de vous lire.

un lecteur normal

Écrit par : florent dubos | 28/03/2006

Les commentaires sont fermés.

 
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